Notre deuxième question portait sur l’étude qui va être menée sur le sous-sol du parc de Terris. Pourquoi est-elle planifiée maintenant ?

Question de Plaisance Citoyenne :

Les riverains du Parc de terris ont adressé, à l’ensemble des élus, un courrier d’interpellation sur l’avenir de ce parc. Ils s’inquiètent notamment des études géotechniques évoquées lors du dernier conseil municipal.

  • Nous souhaiterions obtenir des précisions concernant l’étude demandée par la DDPP 31. Quelle est sa nature et quels sont ses objectifs ?
  • Que pensez-vous des propositions faites par les riverains dans ce courrier ?

Si vous voulez écouter la réponse, voici l’enregistrement :

Réponse de M. le maire :

Vous êtes bien informés, puisque c’est l’ancienne décharge de Plaisance. Il y a énormément de déchets qui ont été enfouis et recouverts de terre, il y a minimum 25 ans, peut-être plus. L’étude de sous-sol qui est en train d’être faite, c’est pour pouvoir dire quelles sont les activités compatibles et surtout quelle est la pollution qui peut y avoir. Il s’agit d’une trentaine de carottages de 30 m de profondeur chacun. Le but, c’est bien d’aller voir ce qu’il y a sous la terre depuis les années 90. Ça me parait sain. Je ne vois pas comment on pourrait dire qu’on va faire des activités, quelles qu’elles soient, sans savoir régulièrement, et je pense que 25 ans c’est un minimum, si la pollution descend sous les nappes phréatiques, si elle remonte à la surface, s’il y a des métaux lourds qui pourraient arriver, donc il est important de faire cette étude.

Je suis étonné que les riverains s’en inquiètent. Ils préfèreraient ne pas savoir et envoyer les enfants sur un terrain qui pourrait être pollué, moi je suis dubitatif sur ce problème-là.

Floriane Montant : On peut peut-être s’étonner que ce soit fait seulement maintenant alors que c’était déjà un endroit utilisé par les riverains.

M. le maire : Oui, peut-être. Je ne sais pas si l’ensemble des décharges qui ont été faites il y a 25 ans sont étudiées. En tout cas, nous, on veut le faire et de toute façon, on a une obligation de sonder le terrain, si on veut faire une vente, pour informer l’acheteur. Il se trouve qu’on n’en est pas à la vente et loin de là. On en reparlera peut-être plus tard. Mais de toute façon, ça me parait sain de savoir, bon sang, s’il y a de la pollution ou pas, si on n’a que des déchets complètements inertes et inactifs, ou des déchets qui pourraient avoir une pollution. Le fait de savoir, ça nous place devant notre responsabilité. Je pense que je suis un maire responsable et donc il est important que je sache s’il y un danger et c’est ce que je fais partout. Des études d’amiante, on en a fait dans plein de salles, à la demande d’usagers ou à notre propre initiative, ça me parait exactement la même chose.

Floriane Montant : On est d’accord.

M. le maire : On souhaite pérenniser l’activité du parc zoologique, pour nous, c’est une priorité. Le zoo de Plaisance-du-Touch doit rester à Plaisance-du-Touch. Pour cela, le zoo a besoin d’avoir du foncier suffisamment grand, pour pouvoir rester à long terme. Pour nous, c’est l’objectif numéro un. Les options ne sont pas uniquement les terrains communaux, pour l’agrandissement, et on peut s’en réjouir, et on essaie de concilier au maximum les besoins liés à l’activité du zoo et le cadre agréable qu’on peut avoir pour les riverains. Je crois que je l’avais dit déjà en conseil municipal : cette décision qu’on avait prise en conseil municipal était aussi un signe par rapport aux propriétaires pour lesquels le zoo avait une exigence. Parmi ces propriétaires, il y a la Fondation St-Martin. Actuellement avec le zoo, ils en sont à rédiger les actes notariés. Déjà vis-à-vis de la Fondation St-Martin, le message a été reçu 5 sur 5. C’est des terrains qui sont beaucoup plus importants pour le zoo que celui qu’ils vont racheter à la commune.

L’autre propriétaire, c’est Eiffage, pour lequel on a engagé des discussions. Ils ont fait un courrier au zoo en disant qu’ils avaient une possibilité de leur vendre les terrains, et qu’il faut trouver des accords pour que le zoo, Eiffage et que la commune soient gagnants.

Et enfin, vous le savez, puisque le zoo l’a dit aux riverains, on étudie toutes les possibilités pour savoir exactement quelle est la surface dont il a besoin et quelle est la surface qu’il peut laisser à la commune. Là-dessus, moi je n’ai pas de souci, je l’ai dit depuis le début, la délibération qu’on a pris était une délibération d’intention, que ça allait prendre un certain temps, pour que tout se réalise, et on prendra le temps de le faire et de toute façon on discutera avec l’ensemble des riverains.

Il se trouve quand même que le courrier est signé avec une adresse mail en gmail, il n’est même pas signé avec des noms de personnes, j’appelle ça un courrier anonyme. Il se trouve qu’on a des contacts par ailleurs heureusement et qu’on répondra aussi aux contacts. A partir du moment où on demande à faire des repas de quartier ou des activités, il faut au moins s’organiser et avoir un nom de responsable avec lequel on puisse discuter, ne serait-ce pour mettre à disposition du matériel ou pour prendre des arrêtés de voirie. Donc on va répondre et l’ensemble du conseil municipal sera destinataire de la réponse. On étudie les propositions.

Florence Queval : Je n’ai pas très bien compris la demande de la DDPP 31 que vous nous aviez citée au dernier conseil municipal.

M. le maire : C’est une obligation règlementaire.

Notes de Plaisance Citoyenne : on voit donc ici que l’étude sur la pollution n’est donc pas une initiative du maire, soucieux de la santé de ses administrés, mais une demande règlementaire de l’administration pour pouvoir vendre ce terrain communal.

Par ailleurs, il semble évident que la mairie a décidé de vendre un partie de ces terres au zoo, puisque le maire attend de savoir « ce que le zoo peut laisser à la commune ».

Depuis, le maire a répondu aux riverains, voici le courrier.


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